• La bouillie de Méadel

     

    La "préférence nationale" semble décidément être une notion utile pour déceler les cerveaux prédisposés à la bouillie intellectuelle. Pour l'UMP, Geoffroy Didier nous en avait déjà fait une démonstration en deux actes, probablement inégalable (voir chroniques du 18 février 2015: "Geoffroy Didier et Vercingétorix" [lien] et du 20 février 2015: "Geoffroy Didier et Coulibali" [lien]).

    Le 9 décembre 2015, dans l'émission "on ne va pas se mentir" sur la chaîne de télévision I-Télé, on a pu constater que le PS pouvait avoir à cœur de concurrencer l'UMP.

    Face à un candidat du front national, Juliette Méadel, porte-parole du PS, aborde le sujet de la préférence nationale et dit: "Moi je me dis: un jour, bon, ben, on discrimine Untel, parce que c'est pas un bon Français; et puis un de ces quatre, çà va tomber sur qui? Parce que, on ne voit pas bien où çà s'arrête la limite de ce que vous qualifiez être dans la préférence nationale, être un mauvais ou un bon Français".

    Elle continue un peu plus tard: "La préférence nationale, qui donc signifie que vous allez faire un tri entre les Français que vous jugez de bons, de mauvais, de souche, pas de souche."

    Comme souvent dans ce genre d'émission, peut-être par manque de temps, peut-être par incompétence, le candidat du front national n'a pas répondu clairement. C'est dommage.

    Car on peut être favorable ou opposé à la préférence nationale. A condition de ne pas mentir, ni de dire n'importe quoi. La préférence nationale, c'est réserver les emplois aux Français, ou les favoriser pour les emplois en France. La préférence nationale établit donc une distinction entre Français et étrangers pour l'attribution des emplois; c'est donc une vision nationale, fondée sur la nationalité et l'appartenance à la Nation. Juliette Méadel s'exprime avec une vision raciste, fondée sur l'origine ethnique. Juliette Méadel établit des différences entre Français de souche et Français d'origine extra-européenne; elle introduit une notion raciale dans le débat. Ce faisant, quand elle parle prétendument de "préférence nationale", elle parle en fait de "préférence ethnique" ou de "préférence raciale".

    Il n'y a donc dans ce concept de "préférence nationale", soutenu par une partie de la droite nationale, aucune notion raciale ni ethnique. Contrairement d'ailleurs à un autre principe, soutenu par une partie de la gauche: la "discrimination positive", qui consiste à favoriser les non-blancs au détriment des blancs, à "faire un tri"entre les "de souche" et "pas de souche", comme dit Juliette Méadel.

    Pour finir, notons que Juliette Méadel est, ou a été, rapporteur à la Cour des Comptes. Sauf erreur de ma part, il faut être de nationalité française pour pouvoir postuler à cette fonction; le principe de préférence nationale exclusive est donc appliqué. Et qu'elle a donc bénéficié de la préférence nationale. Sans s'en rendre compte? Comme une partie des fonctionnaires d'ailleurs, puisque la France "fait un tri" entre Français et étrangers quand il s'agit par exemple de recruter des policiers ou des magistrats. 

     


    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :