• Elections législatives grecques

     

    Les Grecs ont renouvelé deux fois leur parlement cette année, le 25 janvier et le 20 septembre. Le parlement comprend 300 députés. 250 sont élus au scrutin proportionnel par circonscriptions, et les 50 restants sont attribués au parti ayant obtenu le plus grand nombre de voix.

    Le 25 janvier, c'est le mouvement d’extrême-gauche SYRIZA ("Coalition de la gauche radicale") qui s'est imposé, arrivant en tête avec 36,34% des voix, et obtenant 149 députés, donc très près de la majorité absolue des sièges. Pour former le gouvernement, Alexis Tsipras, le leader de la SYRIZA, s'allie avec le parti de droite souverainiste ANEL (Parti des Grecs indépendants"), qui, avec 4,75% des voix, a obtenu 13 députés.

    Le 20 août, pour renforcer sa légitimité dans ses discussions avec l'Union européenne, Alexis Tsipras démissionne de son poste de premier ministre, et provoque de nouvelles élections législatives, qui sont organisées le 20 septembre.

    Les résultats sont proches des élections de janvier. La SYRIZA remporte 35,46% des voix et 145 sièges; l'ANEL remporte 3,69% et 10 sièges. Les deux partis reconduisent leur alliance.

    Le parti de droite, la "Nouvelle démocratie" obtient en septembre 28,1% des voix et 75 sièges. En janvier,  il avait obtenu 27,81% et 76 sièges. Les résultats de la Nouvelle démocratie oscillaient entre 36% et 55% des voix entre 1974 et 2007. Avec la crise européenne, le parti, qui obtenait 33,5% en 2009 plonge à 18,9% en mai 2012. Il parvient à se rétablir aux élections de juin 2012 avec 29,7%; ses résultats de 2015 montrent une stabilisation fragile.

    Le parti socialiste, le PASOK, survit à peine. Il forme une coalition avec le mouvement de gauche DIMAR; cette coalition obtient en septembre 6,8% et 17 sièges. En janvier, le PASOK avait obtenu 4,68% et 13 sièges. Le PASOK était entre 38% et 48% des voix entre 1981 et 2009. En 2009, il était encore à 43,9%. En mai et juin 2012, il plonge à 13,2% et 12,3%. En 2015, ce fut donc une nouvelle dégringolade qui aboutit à la quasi-disparition du PASOK.

     


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